Comparateur mutuelle santé > mars 2011 > 16/03/2011 - Les téléphones portables : un impact important sur l'activité cérébrale
Les téléphones portables : un impact important sur l'activité cérébrale
L'éventuelle dangerosité des téléphones portables sur la santé soulève bon nombre d'interrogations dans le monde de la recherche médicale. Les études menées en la matière ne permettent pas d'aboutir à des analyses concluantes car elles se révèlent être contradictoires entre elles. Aujourd'hui le sujet est de nouveau relancé par la récente publication de l'étude menée par l'Institut national de l'addiction aux drogues de Bethesda (Maryland, USA), dans le journal «of the American Medical Association». Cette recherche révèle que l'activité du cerveau de l'utilisateur est stimulée lorsqu'il a son téléphone portable contre son oreille.
Une stimulation qui touche les régions du cerveau placées au niveau de l'oreille
Pour mener à bien cette étude, les chercheurs ont réuni 47 personnes qui avaient un téléphone portable à chacune des oreilles. Deux mesures ont été effectuées, l'une avec un téléphone activé durant 50 minutes sur l'oreille droite et qui n'émettait aucun son, l'autre avec les deux téléphones désactivés sur chaque oreille. Les chercheurs ont donc étudié et enregistré leurs réactions cérébrales en mesurant le métabolisme du glucose dans le cerveau qui est un marqueur de l'activité cérébrale et neuronale.
Dans le cas où le mobile est utilisé pendant 50 minutes, les chercheurs ont pu constater que le métabolisme du glucose était 2,4 fois plus important dans les régions du cerveau situées au niveau de l'oreille : le cortex orbifontal et le lobe temporal. Ces zones se trouvant être proches de l'antenne du téléphone portable, elles pourraient connaître une augmentation de l'excitabilité des neurones. Il s'avère que le reste du cerveau n'est pas du tout impacté par l'utilisation du mobile.
Des effets cancérigènes non prouvés
D'après les chercheurs américains «ces résultats montrent que le métabolisme du cerveau humain est sensible aux effets des ondes magnétiques s'il est exposé durablement à ces téléphones». Selon le Dr Michel Desmurget, neurophysiologiste et directeur de recherche à l'Inserm, cette étude démontre que les mobiles ont des répercussions importantes sur l'activité du cerveau mais ne démontre en rien qu'ils aient des effets cancérigènes. D'autres recherches sont en cours et leurs conclusions seront révélées d'ici la fin de l'année 2011.