Automédication: le point!
Automédication: de plus en plus de français la pratique
85% des français sont concernés, en particulier les femmes. Qu'est-ce que l'automédication? Quels sont les risques? Quoi de nouveau?
L'automédication est considérée comme le fait pour un patient d'avoir recours à un ou plusieurs médicaments de Prescription Médicale Facultative (PMF), dispensé(s) dans une pharmacie, et non effectivement prescrit(s) par un médecin.
Avec plus de 7 français sur 10 qui pratiquent l'automédication, le phénomène semble s'être installé, et imposé comme « le recours temporaire ». Les substances qui constituent les médicaments de l'automédication, doivent suivre un cahier des charges extrêmement rigoureux.
Les dangers de l'automédication
On a recours le plus souvent à l'automédication pour les maux les plus courants comme la fièvre, les problèmes gastriques, les problèmes de bouche, d'hygiène...Cependant, l'automédication peut parfois aggraver les symptômes, douleurs ou autres, et engendrer de lourdes conséquences. Pour les 32% de français qui achètent leurs produits en avance, « au cas où », la pratique de l'automédication peut se révéler dangereuse, surtout si la fréquence est élevée.
Toutefois, pour les 2/3 des français qui achètent des médicaments sans prescription médicale, le pharmacien demeure leur interlocuteur privilégié.
Un accès plus favorable à l'automédication
Depuis janvier 2008, le nombre de médicaments en libre service s'est agrandi. L'Association Française de l'Industrie Pharmaceutique pour une Automédication Responsable (AFIPA) a mis en avant les chiffres suivants: en 2008, l'automédication a représenté 1,9 milliard d'euros, pour 427 million de boîtes vendues. L'enveloppe moyenne consacrée à l'automédication par an pour ces achats est de 10 à 50� , et un français achète en moyenne 6 boîtes de médicaments par an pour s'automédiquer. L'automédication française (7% du marché total des médicaments) est l'un des plus bas taux européens (Allemagne: 14%, Espagne: 15,1%).
La ministre de la santé, Roselyne Bachelot, souhaite une « mise à disposition devant le comptoir de médicaments non remboursables », en maintenant le « monopole de la pharmacie ».
L'automédication doit donc être utilisée sur le court terme, à juste mesure. En France l'immense majorité des produits de PMF est remboursable (80% en unité, et 75% en valeur), il n'est pas rare que certaines mutuelles proposent maintenant des « suppléments pharmacie » pour le remboursement des médicaments de l'automédication, qui ne sont pas remboursés par la Sécurité Sociale.